L'application · Le fonctionnement

D'une photo de terrain à un constat structuré.

ConstatPIX aide les agents à documenter un constat à partir de simples photos : description, pistes de qualification, localisation et archivage — en quelques secondes. Une aide, pas un juge : c'est toujours l'agent qui décide et valide.

Le besoin

Décrire, qualifier, localiser, prouver — plus vite et de façon homogène.

Constater une infraction sur le terrain demande de décrire précisément ce que l'on voit, de retrouver le bon texte réglementaire, d'estimer parfois un volume de déchets, de localiser les faits et de conserver des preuves photographiques. C'est chronophage et inégal d'un agent à l'autre.

L'application automatise la partie fastidieuse et propose une base homogène, que l'agent complète et corrige.

Bouteilles et cartouches de protoxyde d'azote abandonnées

Comment ça marche

Simple, du terrain au constat.

  • L'agent ouvre l'application et se connecte.
  • Il prend une à trois photos de la scène, ou les choisit dans sa galerie.
  • L'outil floute automatiquement les plaques minéralogiques et les visages ; l'agent vérifie le résultat et peut masquer une zone supplémentaire avant de valider.
  • Il ajoute un commentaire, dicté à la voix ou tapé.
  • Il lance l'analyse.
  • L'outil rédige une description, propose une ou plusieurs qualifications possibles, ajoute des recommandations utiles et affiche une carte du lieu.
  • Le constat est enregistré et les photos sont classées dans une galerie, prêtes à être retrouvées.

Si des photos ont été prises à des endroits éloignés, l'outil comprend qu'il s'agit de scènes différentes et produit un constat par lieu.

Reconnaissance visuelle

Reconnaître un objet, même sali ou masqué.

À chaque règle, on peut associer des photos de référence — par exemple les bonbonnes d'une marque donnée. Avant l'analyse, l'outil repère les inscriptions visibles sur la scène, même partielles ou maculées de boue, et les rapproche des bonnes références. Il reconnaît alors le produit là où une simple photo de terrain resterait ambiguë.

  • Des photos de référence s'ajoutent à une règle en quelques clics, avec des mots-clés proposés automatiquement.
  • L'outil ne retient que les références pertinentes pour la scène, sans se laisser distraire par les autres.
  • Un marquage partiel — quelques lettres, un logo entrevu — suffit souvent à lever le doute.

Aperçu

L'application, écran par écran.

Écran de départ : chargement des photos et saisie du commentaire
Démarrer un constat
Résultat : description, volume estimé et suggestions de qualification environnementale
Description et qualifications
Suggestion d'incivilité, observations de l'agent et photographies
Incivilité et preuves
Localisation cartographiée et génération du rapport PDF
Localisation et rapport

Protection des données

Floutage des photos.

Avant toute analyse, chaque photo passe par une étape de protection des données. L'outil détecte les plaques minéralogiques et les visages et les floute automatiquement. L'agent garde la main : il peut rendre lisible un cadre détecté à tort, ou tracer lui-même une zone à masquer lorsqu'un élément a échappé à la détection.

Scène de départ : voiture et remorque chargée de pneus usagés dans une prairie, deux personnes à proximité
La scène d'exemple — image générée par IA. Une remorque chargée de pneus usagés dans une prairie, sa plaque visible, un adulte et un enfant à côté.
Détection des plaques et des visages en cours sur la photo
Détection automatique — à l'import, l'outil recherche plaques et visages ; la position est lue dans les données EXIF de la photo.
Cadres de floutage : plaque et visage masqués, zone manuelle tracée sur le visage de l'enfant
Contrôle par l'agent — rouge : masqué, vert : laissé lisible. Le visage de l'enfant, trop petit pour être détecté, est masqué par une zone tracée à la main ; une fausse détection est laissée lisible.
Constat généré avec description, volume estimé et suggestions de qualification
Analyse sur photo floutée — la description reste factuelle (« deux personnes ») et les qualifications sont proposées sans identifier quiconque.
Photo floutée intégrée au constat avec localisation cartographiée
Constat archivé — seule la version floutée figure dans le constat, avec la date, l'adresse et la carte du lieu.

Ce qu'il apporte

Du temps gagné, des constats homogènes.

Gain de temps

La description et les pistes de qualification sont pré-remplies.

Homogénéité

Tous les constats suivent la même structure et s'appuient sur la même nomenclature.

Traçabilité

Chaque constat est daté, localisé, et ses photos sont archivées.

Souplesse

Des « règles métier » ajoutent des connaissances locales — reconnaître un produit et rappeler la consigne applicable — sans toucher au code.

Ce qu'il ne fait pas

Une aide, sous le contrôle de l'agent.

  • Il ne remplace pas le jugement de l'agent : il propose, l'agent tranche.
  • Il ne rend pas d'avis juridique et n'identifie pas les personnes.
  • Il n'a pas toujours raison : les propositions doivent être relues et corrigées.

Données et confidentialité

Des constats rattachés à leur agent, sans chercher à identifier des personnes.

Les photos sont analysées pour produire le constat, puis archivées dans une galerie interne. Chaque constat est rattaché à l'agent qui l'a créé. L'outil est conçu pour ne pas chercher à identifier des personnes.

L'accès à l'administration est protégé, et un quota encadre le nombre d'analyses par agent.

Constat de pré-qualification d'une infraction environnementale (cartouche de protoxyde d'azote)

La suite

Sur quoi s'appuient les suggestions ?

Sur une nomenclature fondée sur le droit wallon, tenue à jour sans coder — infractions environnementales, incivilités communales et espèces envahissantes.